accueil


histoire et intentions


Synopsis

La nuit, dans les rues obscures et désertes, Maximilien se balade en chantonnant. Au coin d'une rue, il se fait arrêter par deux types bizarres. Refusant leurs avances, il se fait ruer de coups, dans le fond d'une impasse. Les deux types commencent à saigner Maximilien, sur le point de défaillir. Une voiture débouche alors à toute vitesse. Deux hommes armés en sortent, et se mettent à tirer. Une longue nuit de violence débute alors...

 

Intentions

Pourquoi ai-je fait un court-métrage comme Maximiliani ultima nox ? Disons qu'après mes courts en super 8, j'avais envie de passer à une échelle supérieure. Je devais rester au court, car je ne me sentais pas encore prêt pour le long. Le court est un formidable moyen d'apprentissage et d'expérimentations. Je voulais faire un film capable d'être vu dans des festivals, voire de passer à la télévision. La suite logique du super 8 est bien sûr le 16 mm. Evidemment, le cinéma professionnel se fait en 35 mm. Mais outre le problème du budget plus conséquent, je trouve que le 16 mm a un grain très particulier, et qu'il s'adapte parfaitement à un certain genre de cinéma. La dernière maison sur la gauche de Wes Craven, Evil dead de Sam Raimi, La nuit des morts-vivants de George Romero, Bad taste de Peter Jackson (leur premier film à tous), et surtout quelques films de Guy Maddin, ont été faits en 16 mm. Il était donc logique pour moi, d'utiliser ce format.
J'ai quand même essayé de trouver un producteur, et j'ai démarché auprès d'une soixantaine, sans aucun succès. C'est sûr qu'avec un scénario comme celui-ci, il est difficile de trouver quelqu'un qui ose se mouiller, en tout cas en France. L'idée de le faire alors comme d'habitude, c'est à dire en autoproduction et en totale indépendance, m'est très vite revenue. Ca allait coûter des sous, me prendre du temps et beaucoup d'énergie, mais ça valait peut-être la peine. Il y avait aussi le fait que je voulais prouver qu'à Montpellier, il y avait les talents et les compétences pour faire un film de qualité. Je ne parle pas du contenu auquel chacun est libre d'apporter son jugement, mais de l'aspect technique. Tous les participants du film, comédiens et techniciens, sont des gens de Montpellier ou de la région.
En ce qui concerne le contenu, tant qu'à faire un film en totale liberté, et donc sans aucunes contraintes, autant s'amuser à y mettre ce que l'on aime. Il faut profiter du court pour mettre des choses qui ne passeraient pas dans un long. J'ai donc voulu faire un mélange d'action, d'horreur, d'humour, de fantastique bien sûr, de violence, de gore, d'expressions originales très crûes, et d'effets spéciaux traditionnels. Bref, le genre de choses qu'on ne voit pas très souvent dans le cinéma français...
Les seuls moteurs qui nous ont poussé à concrétiser ce projet ont été la volonté et la passion.
Pour finir, j'ai voulu affirner mon respect et ma reconnaissance, à travers l'ambiance lugubre et claire-obscure, à l'expressionisme allemand, sans quoi le cinéma ne serait pas comme tel aujourd'hui.

 

L'avenir

Maximiliani ultima nox
va tenter de se faire projeter dans quelques festivals.
Dure ambition pour un film de genre comme ça...
Sinon, le scénario du long métrage, que j'écris avec Frédéric Bautias, est en développement.
Il racontera tout se qui s'est passé avant cette tragique nuit...
Si vous connaissez des producteurs couillus, faîtes-moi le savoir !


 

© maximiliani ultima nox - thierry lopez - 2004